Biographies

PETIT

Nicolas PETIT – 1732 – 18 août 1791

Reçu Maître le 21 janvier 1761

Dans son atelier de la rue du Faubourg Saint-Antoine, à l’enseigne du “Nom de Jésus”, Nicolas Petit a produit durant près de trente ans, un très grand nombre de meubles de tout style et de toute nature. Sa carrière ne commence officiellement qu’au moment où il fait enregistrer ses lettres de maîtrise, le 27 septembre 1763. Il acquiert très vite réputation et prospérité. 

A ses débuts, la rocaille n’étant pas complètement passée de mode, il réalise d’élégantes commodes galbées, des encoignures, des secrétaires, des bureaux plats, des bureaux de pente, des petites tables pour la plupart marquetés de fins branchages fleuris, de trophées, d’attributs. Quelques-uns de ces ouvrages sont ornés de placage en feuilles, d’autres, peu nombreux, de vernis à l’imitation des laques d’Extrême Orient.

Au nombre des ouvrages Louis XV de Nicolas Petit, il faut encore mentionner quelques régulateurs de formes contournées qui seront suivis, en plus grand nombre de modèles néo-classiques.

Des commodes, des secrétaires, des petites tables composent en majorité, la production de style Transition.

Les commodes à ressaut sont ornées de panneaux de placage à fil contrarié encadrés de filets à grecques. D’autres sont marquetées de motifs géométriques ou de fleurs, beaucoup plus rarement de paysages ou de ruines, qui se déploient sur toute la surface du meuble sans tenir compte du ressaut.

Les secrétaires Transition sont le plus souvent ornés de placages en feuilles. Leurs encadrements multiples sont agrémentés de décrochements et de motifs de grecques dans les angles.

Ses commodes, rectangulaires ou en demi-lune, sont tantôt plaquées de panneaux de bois de rose encadrés d’amarante ou de satiné, avec parfois des filets d’ébène ou de buis et des motifs de grecques, tantôt plaquées d’acajou simplement mouluré ou encadré de fines baguettes de bronze. Très exceptionnels sont les décors de laque et plus encore de plaques de porcelaine de Sèvres. 

Bien que travaillant toujours en relation avec les marchands ébénistes, Nicolas Petit tente de s’attacher une large et importante clientèle. Son pari est tenu : en 1791, il est à la tête d’une entreprise de taille. Son réseau, comme marchand, dépasse largement les limites du Faubourg, il collabore avec des marchands merciers, tapissiers et miroitiers parisiens et développe ses relations avec une clientèle privée appartenant à tous les échelons de la société.

Bibliographie

“Nicolas Petit”

Les Cahiers du Mobilier

Anne Droguet

Les Editions de l’Amateur – 2001

 

“Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle”

Pierre Kjellberg

Les Editions de l’Amateur – 2002

 

“L’Art et la Manière des

Maîtres Ebénistes Français au XVIIIème siècle”

Jean Nicolay

Editions Pygmalion – 1976