Biographies

PERIDIEZ

Les Péridiez

Gérard PERIDIEZ – Né vers 1730

Reçu Maître le 27 juillet 1761

Fils aîné de Brice Péridiez, sa carrière se déroule tout entière dans l’enclos du Temple, où il a commencé à travailler comme ouvrier libre, fournissant un certain nombre de marchands, en particulier ses confrères Léonard Boudin, Louis Noël Malle et peut-être Pierre Migeon. Plus tard, en 1770, l’incendie de son propre magasin l’oblige à déposer son bilan, mais il reprend sa fabrication jusque dans les années précédant la Révolution. Ayant épousé la sœur d’un fondeur, Jonquoy, il travaille en collaboration avec son beau-frère et d’autres bronziers.

On ne connaît pratiquement, de cet ébéniste, que des œuvres Louis XV, ce qui laisse supposer que sa production resta très réduite après 1770. Il s’agit de commodes, de bureaux à cylindre, de coiffeuses, de petites tables au galbe fort élégant, ornés de marqueteries de motifs géométriques ou de fleurs, ou encore de laque d’Extrême-Orient. Tous ces ouvrages sont exécutés avec beaucoup de soin. L’un des plus remarquables et des plus typiques est un meuble dit à hauteur d’appui (87 x 128 cm) orné d’une séduisante marqueterie de fleurs, de feuillages, d’oiseaux et de souples rinceaux polychromés et gravés se détachant sur un fond de placage blond clair. Ce meuble, qui ouvre par deux rideaux à lamelles coulissantes, est passé en vente à la galerie Charpentier le 16 juin 1960, sous le n° 76. Autre travail digne d’intérêt, une coiffeuse en forme de cœur vendue à Paris en 1973. On en connaît d’autres exemplaires signés de différents ébénistes, dont son père Brice, Jean-François Oeben, Landrin, etc., mais, selon certains auteurs, l’invention de ce meuble serait due à l’un des Péridiez. 

Louis PERIDIEZ – Né en 1731 – Maître le 17 avril 1764

En dépit d’une vie quelque peu mouvementée, le second fils de Brice Péridiez a laissé, comme son père et son frère Gérard, des meubles d’excellente fabrication. Après avoir travaillé comme compagnon chez l’ébéniste Nocart, rue de Charenton, il s’établit rue du Faubourg Saint-Antoine et épouse la fille de son confrère Pierre Joubert. Parallèlement à son activité d’ébéniste, il s’était engagé dans les Gardes française. A la fin du règne de Louis XV, il cessera brusquement toute activité.

Un peu plus tard, il fournira quelques travaux de peu d’importance pour le Château de Choisy-le-Roi, ville où il avait installé son atelier. Son œuvre, peu abondant, semble-t-il, comporte des ouvrages Louis XV, Transition et Louis XVI : petites tables de salon, commodes, bureaux Louis XV aux formes plutôt robustes mais harmonieusement galbées, secrétaires, encoignures Louis XVI, de lignes fortement architecturées, etc. Ces meubles sont ornés le plus souvent de marqueteries florales. Sur la gracieuse petite table galbée de la Huntington Collection (San Marino, Californie), on retrouve le fond de placage clair cher à Gérard Péridiez. Sur un secrétaire Louis XVI richement marqueté figurent en plus des fleurs, des trophées, des encadrements d’entrelacs et, sur les côtés, un treillage à fleurons (vente à Monte-Carlo en 1981). Assez curieusement, François de Salverte a trouvé l’estampille de cet ébéniste sur des ouvrages de menuiserie, en l’occurrence des chaises chauffeuses Louis XV.

Bibliographie 

“Le Mobilier Français du XVIIIème siècle”

Pierre Kjellberg

Les Editions de l’Amateur – 2002