Biographies

MIGEON

Les Migeon

Famille d’artisans ébénistes de religion protestante dont tous les membres (ils sont cinq, répertoriés durant les XVIIème et XVIIIème siècles) portent le prénom de Pierre. On ignore pratiquement tout de l’activité et, à plus forte raison, de la production des trois premiers.

C’est en effet le quatrième de la lignée qui, à lui seul, retient l’attention des amateurs. Son activité s’inscrit dans la première moitié du XVIIIème siècle, alors que l’usage de l’estampille se généralise. Elle est connu par de nombreux meubles signés qui ne sortent pas tous de son atelier car il était également marchand et vendait des ouvrages réalisés par des confrères. François de Salverte s’est particulièrement penché sur la production de ce dernier sans pour autant ignorer son père et son fils.

Pour les distinguer les uns des autres, il les a désignés sous les noms de Pierre I, Pierre II, Pierre III et Pierre IV.

Pierre IV MIGEON – 1696 – 1758

Reçu Maître vers 1725

La date exacte de son accession à la maîtrise est inconnue quoi qu’il en soit, tous les meubles qui sortent de ses ateliers de la rue de Charenton contribuent très vite à sa notoriété.

Il travaille surtout l’amarante, le palissandre et le bois de violette.

Dès 1740, il reçoit des commandes du Garde-Meuble de la Couronne et des Menus Plaisirs bénéficiant de la protection de la Marquise de Pompadour.

Parmi ses clients, figurent de grands amateurs tant en France qu’à l’étranger.

En ce qui concerne son magasin de vente, le Livre des ouvriers conservé aux Archives de Paris, mentionne des collaborateurs qui devaient travailler plusieurs années pour son compte. L’estampille de ces ébénistes forts réputés ou qui le deviendront, apparaît parfois à côté de celle de Migeon. 

Bibliographie 

“Pierre Migeon”

Les Cahiers du Mobilier

Sophie Mouquin

Les Editions de l’Amateur -2001

 

“Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle”

Pierre Kjellberg

Les Editions de l’Amateur – 2002

 

“Les Ateliers Parisiens d’Ebénistes

et de Menuisiers au XVIIème et XVIIIème siècle”

Pages 113 à 116

Guillaume Janneau

Editions SERG – 1975